SA CARRIERE

 

Née le 18 août 1961 à Tunis, de parents italiens, Daniela Lumbroso est, dés son plus jeune âge, baptisée "Terzio Canale" par sa grand-mère napolitaine. Ainsi commence l'histoire de cette enfant de la télévision, qui, à l'âge de dix-huit ans, surfe déjà sur les radios libres.

Diplomée de sociologie et de communication, elle crée en 1983, avec son compagnon, l'avocat Jean-Louis Bessis, la première chaîne câblée non autorisée, Canal 5. Elle frise ainsi la correctionnelle!

Quelques mois après cette première frasque,Daniela Lumbroso force la porte de "France Inter", où elle prétend être la protégée de Marie-France Brière, alors qu'il n'en est rien. Son audace la propulse à l'antenne, dans "L'oreille en coin", l'une des plus célèbres émissions du moment.

L'année suivante, Daniela Lumbroso fait ses premiers pas à la télévision aux côtés des plus grands bateleurs, de Stéphane Collaro à Jacques Martin, réalisant de brûlants reportages pour "Super sexy", distillant son impertinence dans "Coco Paradise", "Le mini journal" ou "La lorgnette"...

En 1987, dans "Pirates", sur TF1, les téléspectateurs éberlués la découvrent en train de fouiller les poches de Roger Hanin, de draguer Léon Zitrone et de casser les oeufs sur le parquet de Jean-Edern Hallier... Sur sa lancée, elle enregistre un 45 tours sous le pseudo de coco Boer, intitulé "Give me more".

Deux ans plus tard, après un éphémère passage sur Canal+, dans un magazine de Michel Denisot, Daniela Lumbroso produit, crée et présente, sur Antenne 2, sa première émission à 20h30, mélange de divertissement et de reportages, baptisée "Face cachée". Mais, malgré de bons scores d'audience, ce programme ne dure pas.

Le temps de passer par TF1 pour y animer "Les 90 rugissants", un flash back de la decennie écoulée, et Daniela revient sur antenne 2, à la demande de Marie-France Brière. Elle y endosse les robes roses bonbon et les tailleurs verts pomme pour les besoins de "Question de charme" et de "Jeux sans frontières". Elle devient ainsi la partenaire attitrée de Georges Beller. En 1992, en trio avec Gérard Holtz et l'ex-roi du smurf, Sidney, Daniela anime "La machine à chanter", première émission de kara-oké importée du Japon.

Mais, lorsqu'Hervé Bourges, alors directeur de France Télévision, voit en elle la baroudeuse sexy rêvée pour son journal de 13 heures, ses années de strass et de paillettes lui portent un sérieux préjudice. Daniela Lumbroso a beau faire valoir ses chroniques sur France Inter et ses reportages pour "Le mini journal", rien n'y fait. Des cégétistes menacent même Bourges d'une motion de défiance, si "Daniela L.", comme ils la surnomment, parvient à accéder à ce poste si convoité. Pourtant, après des essais concluants dans "Télématin", la jeune femme parvient à ses fins. Daniela Lumbroso présente le 13 heures, durant l'été 93, en duo avec Gérard Morin.

Après un passage dans "Le magazine de l'emploi", une émission dont elle a été l'instigatrice, Daniela se retrouve, ironie du sort! au chômage, s'entendant dire par Louis Bériot, récemment promu directeur des programmes, qu'elle n'est pas "assez vulgaire" pour faire de la télévision!

Désabusée, déboussolée, elle ne sait plus à quel saint se vouer. "Si on ne vous aime pas à France 2, c'est que vous êtes forcément formidable !" Jérôme Bellay, directeur de LCI naissante, sera son sauveur. En 1994, Daniela Lumbroso y est enfin employée à sa juste valeur.

Présentatrice d'un talk show culturel quotidien, elle y reçoit, sept ans durant, les personnalités du monde des arts et du spectacle. De Soeur Emmanuelle à Doc Gynéco, de fabrice Luchini a eric et ramzy, tout le monde en parle! Sacrée madone de l'interview, elle défend un style inimitable, à coups de répliques asssassines et de sourires en coin. Encensée par Claude Berry, William Klein et même les maires de France, qui la plébisciteront en grande partie à l'élection de la Marianne de la République, Daniela Lumbroso se taille la part du lion dans le monde de la télévision.

Promue rédactrice en chef du service culture de LCI en 1997, elle écrit alors son autobiographie, en hommage à Marcello Mastroianni, intitulée "Et Marcello n'est pas venu" (Grasset, 1998)

Tout en lui offrant un magazine culturel mensuel, diffusé vers minuit, TF1 lui confie de nombreuses émissions de variétés en première partie de soirée, avant que France 2 parvienne à la débaucher, en septembre 2001.

Daniela y anime une pléiade de divertissements, dont "Y à un début à tout", le dimanche soir, et "La chanson numéro un", le samedi, à 20h50.

En 2003, elle renoue avec l'information en animant "Les coulisses du pouvoir", un magazine qui décrypte la vie des décideurs en tous genres.

Mais la culture la titille encore et toujours... En 2003, toujours, Daniela fait ses débuts sur Mezzo, la chaîne du classique et du jazz. Elle y présente « D’un air entendu », une émission où elle reçoit deux personnalités pour les questionner sur leurs goûts musicaux. En septembre 2004, elle relève un autre défi. Après « Y a un début à tout » et « Les coulisses du pouvoir », France 2 lui confie « Comme au cinéma », son magazine du septième art, dans lequel elle succède à Michel Field. Entre temps, Daniela Lumbroso a aussi créé sa société de production, Dégel prod...

Depuis 2006, Daniela Lumbroso passe de la cuisine (C trop bon), à l'humour (Bienvenue chez les fous) et à la chanson (La fête de la chanson française) sur France 2. Mais, en 2008, là voilà également productrice sur TF1 (Le code de la route).

 

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